Partager l'article ! avant que ma mémoire défaille.......................et quel était ce siècle.........: Je suis arrivée par un jour de neige, un 14 fév ...
Je suis arrivée par un jour de neige, un 14 février 1942 à Mâcon ; (j'ai eu 70 ans ce dernier 14 février 2012, je suis donc une jeune septuagénaire !) je n'étais pas attendue si tôt; en effet , j'aurai dû naître fin avril;
mais sûrement curieuse et bien téméraire de découvrir ce qui passait à l'extérieur !

Mes chances de survie étaient bien minces, encore me donnait-on 1 heure ; j'ai donc été ondoyée par le prêtre et un couple d'infirmiers ont été mes parrain et marraine et choisi mon prénom (je n'en ai qu'un): la marraine s'appelait Marie, et le parrain Claude.
J'étais donc dans une boîte à chaussures (la couveuse du siècle), remplie de coton (j'ai donc été élevée dans le coton !), près du radiateur; mais déjà tenace, mon kilo huit cent grammes se battait bel et bien; j'ai donc été nourrie au lait de chèvre.
et puis j'ai dû vivre normalement par la suite.
Jusqu'au jour ou ma mère et moi sommes parties pour un voyage forcé en allemagne, dont quelques flashs me reviennent encore, nous avons été séparées , car elle attendait notre frère Alain; je me souviens qu'il n'y avait pas de drap dans le lit, et qu'une personne me menait pour voir ma mère; de notre voyage en train aller retour, je n'ai aucun souvenir; par ce que m'a dit notre mère plus tard, nous sommes descendues plusieurs fois du train à cause des bombardements.
Puis ce fut le retour en France à trois; je pense que Gisèle était dans une institution religieuse pendant cette période.
Après nous avons habité dans le vieux Saint-Ouen et là je me souviens bien que nous avons vécu ensemble, Gisèle, Alain et moi.
Par la suite nous avons encore été séparés, car je suis partie chez une nourrice, en Normandie, car affaiblie et anémiée.
La nourrice, Mémère Nicole, m'a prodigué les meilleurs soins, m'a donné de la tendresse, et l'air de Saint-Hilaire du Harcouet ont eu raison de cette anémie.
Je garde de cette période des bons souvenirs, car j'ai découvert les animaux de la ferme, (je n'aime pas les jars, ils mordent les sales bêtes) ! et de la bonne nourriture.
J'ai été gâtée par cette personne, et c'est bien dommage qu'elle soit disparue peu de temps après mon départ.
Et un jour, retour vers Saint-Ouen : re-train et surprise à la descente du train ...........................
la suite à plus tard ....................................... monique
Tu en dis quoi ?